jeudi , 27 août 2026

IA agentique: le multi-modèle devient l'arme libératrice des DSI

Rapport "State of AI in the Enterprise 2026" de Box: 68% des décideurs IT redoutent d'être menottés à un éditeur. Le multi-modèle (44%) est-il la parade?
44% des décideurs privilégient désormais le multi-modèle pour faire évoluer leur stratégie IA.
44% des décideurs privilégient désormais le multi-modèle pour faire évoluer leur stratégie IA.

Pour les DSI, l’industrialisation de l’IA agentique ne pose plus seulement la question du modèle le plus performant. Elle oblige désormais à se demander jusqu’à quel point le système d’information peut dépendre d’un fournisseur, d’un framework ou d’une plateforme dont les capacités évoluent à grande vitesse.
Le rapport “State of AI in the Enterprise 2026” de Box.com mesure ce basculement auprès de 1640 décideurs IT. 68% redoutent la dépendance à un modèle ou à un fournisseur unique, tandis que 44% considèrent déjà le multi-modèle comme la meilleure stratégie pour faire évoluer leur IA, contre 23% qui privilégient un fournisseur unique. Une inquiétude devenue très concrète à mesure que les choix technologiques peuvent aussi se heurter à des contraintes réglementaires ou géopolitiques.
Mais multiplier les modèles ne suffit pas à garantir la liberté. Trois fournisseurs peuvent créer trois dépendances différentes. La véritable question se déplace donc vers l’architecture: comment remplacer un moteur sans réécrire les workflows, modifier les identités, reconstruire les accès aux applications ou remettre en cause les règles métier?
Un deuxième mouvement accentue encore cette transformation: le headless, qui permet aux agents d’agir directement via les API et les systèmes du SI, sans passer par une interface humaine. Une capacité déjà jugée importante ou essentielle par 80% des répondants.
Derrière ces indicateurs se dessine une évolution plus profonde: le modèle d’IA pourrait devenir une brique substituable parmi d’autres. Mais cette liberté apparente déplace aussitôt le risque de verrouillage vers de nouvelles couches de la stack. Interopérabilité, découplage et contrôle deviennent alors les véritables enjeux de l’après-modèle unique.
L’article décrypte ces choix d’architecture et s’appuie sur de nombreux graphiques du rapport Box pour visualiser les écarts de maturité, le multi-modèle, le headless ou encore les risques de verrouillage.

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