lundi , 8 juin 2026

Cyber-résilience: la sauvegarde ne suffit plus, place à la ResOps de Commvault

Face au stockage immuable de Rubrik ou aux sauvegardes virtualisées de Veeam, Bastien Bobe, Security Field CTO de Commvault, prône une détection multicouche et une gouvernance active de l'IA.
Bastien Bobe, Security Field CTO chez Commvault.
Bastien Bobe, Security Field CTO chez Commvault.

La résilience des systèmes d’information ne se résume plus aujourd’hui à la simple capacité de restaurer des machines virtuelles après un sinistre.
Pour les DSI, CTO et RSSI, l’enjeu majeur réside désormais dans la capacité à garantir l’intégrité absolue de la donnée, à détecter les signaux faibles d’une attaque avant l’exécution du chiffrement et à gouverner les flux d’information qui alimentent les modèles d’intelligence artificielle. Face à des attaquants qui ciblent prioritairement les infrastructures de stockage pour paralyser toute tentative de reconstruction, la sauvegarde traditionnelle montre ses limites opérationnelles. Cette convergence forcée entre les impératifs de la sécurité et la gestion des infrastructures impose (selon CommVault) une nouvelle approche méthodologique: la ResOps.
C’est dans ce paysage ultra-concurrentiel que les stratégies divergent. Là où des acteurs comme Veeam ont bâti leur succès sur une efficacité redoutable de la protection des environnements virtualisés, et où un pure player comme Rubrik a imposé le concept de stockage immuable “Cyber Recovery”, Commvault tente de franchir une étape supplémentaire.
Positionné historiquement comme une Bell Company de la gestion de données (essaimage d’AT&T en 1996), l’éditeur a transformé sa plateforme en un hub de cyber-résilience active. Sa différenciation repose sur une vision intégrée. En effet, là où la concurrence se concentre souvent sur la “forteresse” de stockage, Commvault mise sur sa console unifiée Cloud Unity pour orchestrer la ResOps, unifiant la protection hybride, la détection de logiciels malveillants par analyse comportementale profonde et la gouvernance granulaire. Ce positionnement est stratégique à l’heure où les réglementations imposent une traçabilité parfaite et où l’IA introduit de nouveaux risques d’exfiltration de propriété intellectuelle.
Pour évoquer -entre autres- ces défis de gouvernance, d’automatisation des restaurations en environnement sain et de détection multicouche, Place de l’IT a rencontré Bastien Bobe, Security Field CTO chez Commvault.
Dans cet article très illustré, l’interviewé explique comment la méthodologie ResOps bouscule les certitudes de la sauvegarde traditionnelle et redéfinit la collaboration entre DSI et RSSI.

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