
La multiplication des vulnérabilités critiques, l’accélération des obligations réglementaires européennes et l’arrivée de l’IA agentique font évoluer les attentes des entreprises en matière de gestion des infrastructures IT. Les plateformes capables d’agréger données, sécurité, automatisation et pilotage opérationnel prennent donc une dimension stratégique.
Historiquement identifié comme un acteur de l’ITSM et de la gestion des terminaux, Ivanti poursuit une transformation plus large autour d’une logique de plateforme unifiée destinée à connecter la gestion des opérations informatiques, l’Exposure Management, le Zero Trust et l’automatisation intelligente.
L’éditeur revendique aujourd’hui une approche structurée autour de quatre piliers: l’Autonomous Endpoint Management, l’Exposure Management, l’ITSM et la sécurité réseau. L’enjeu ne consiste plus à administrer des équipements, mais à disposer d’une vision dynamique et contextualisée des actifs, des risques et des dépendances métiers afin d’accélérer les prises de décision.
Cette stratégie s’appuie sur la plateforme Ivanti Neurons, conçue comme un socle fédérateur capable d’ingérer des données internes et tierces afin d’alimenter des mécanismes d’automatisation et d’IA.
Ces derniers mois, Ivanti a dû faire face à plusieurs vagues d’attaques exploitant des vulnérabilités affectant certains de ses produits. Une situation qui pousse l’éditeur à renforcer sa stratégie “Secure by Design”, sa communication proactive avec ses clients et ses mécanismes de gestion des correctifs. Enfin, les nouvelles réglementations européennes comme NIS2 ou le Cyber Resilience Act accélèrent la demande autour des capacités de cartographie, de gouvernance des actifs et de simulation d’impact cyber.
Afin d’évoquer ces enjeux (et les attaques répétées contre l’éditeur), Place de l’IT a rencontré Luc Sabot, directeur commercial France chez Ivanti.