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Jean-Noël de Galzain, président d’Hexatrust, avec Vincent Strubel, directeur général de l’Anssi (UECC 2026)

L’Anssi indique faire face à une menace nouvelle et encore diffuse car mal documentée: une «criminalité non organisée, d’une part, et endogène, d’autre part».
Le 10 septembre 2026, Vincent Strubel a clos l’édition des Universités d’été de la Cybersécurité et du Cloud de confiance (UECC) organisées par Hexatrust (association de fournisseurs de solutions de cybersécurité) chez Station F.
Devant un parterre de spécialistes issus des secteurs public et privé, il a largement abordé la série d’affaires portant sur des brèches de sécurité affectant des portails ou des services publics, avec des données personnelles de Français éparpillées dans la nature, qui a défrayé la chronique, provoquant une stupeur globale: ANTS, DGFiP, Éducation nationale… Et la série continue avec le nouveau vol de données dévoilé le 19 septembre, qui toucherait potentiellement 1,7 million de personnes du côté de l’Afpa, l’Agence nationale pour la formation des adultes ou Afpa (voir encadré à la fin de l’article).
Dans son allocution, Vincent Strubel essaie de caractériser la nature de cette «criminalité non organisée endogène». Il revient aussi sur le «travail intense» en cours au sein des ministères pour accélérer la fortification de la cyberdéfense. «Cela génère de la tension dans le dispositif mais produit des effets. J’ai vu des chantiers censés prendre trois ans être menés à terme en trois mois», évoque-t-il. le dirigeant de l’Anssi explique aussi que le dispositif REACTIV («REponse & ACTion Interministérielle face aux Violations de données») est censé servir de “task force” pour réagir le plus rapidement possible, ainsi que le positionnement de l’Anssi aux côtés de la future autorité Ariane, visant à consolider le dispositif du numérique de l’État au sens large.